L’Histoire dans les Crèvecoeur. La guerre 14-18

Lorsque le premier volet des Crèvecoeur s’ouvre, nous sommes en 1914 et la 1ère guerre mondiale vient d’éclater.

Pour la cordonnerie des Gervais-Crèvecoeur, c’est le début d’une nouvelle ère puisque l’économie du pays est maintenant affaiblie et qu’il faut user de toutes sortes de stratagèmes pour garder le magasin à flot. Pour Romain, c’est l’occasion de s’enrichir et de faire monter les prix, alors que pour Thomas Gervais, il faut plus que jamais aider la population. Cette querelle commerciale aura bien des impacts sur l’avenir de la famille puisqu’elle se soldera par la trahison de Romain, la disparition des parents d’Édith et la colère de cette dernière qui ira se consoler dans les bras d’un autre. Pour le meilleur et pour le pire.

Femme 1914 croix rougeBayeux, comme le roman l’indique, a été directement touchée par la guerre et la petite ville a vu soudain des étrangers envahir ses rues. Le petit Hopital de la Croix Rouge de Bayeux est un ancien couvent qui existe réellement et il semblerait qu’il ait été, en effet, bien rapidement submergé par le nombre de victimes en 1914. Même si la section Z est une pure invention de ma part, il est vrai que les allemands étaient souvent mis à l’écart des autres blessés et parfois délaissés (voire abandonnés à la mort) au profit des soldats français qui défendaient le pays. C’était donc l’occasion idéale pour moi d’introduire pour moi le personnage d’Hektor et de le mettre dans une chambre close, face à notre douce d’Édith qui ne demandait qu’à se faire aimer…

La guerre 14-18 c’est aussi, pour beaucoup de femmes comme Édith, une opportunité unique de sortir de leur rôle traditionnel d’épouse. Elles sont donc utilisées pour l’effort de guerre et on les retrouve dans toutes sortes de corps de métiers pour lesquels elles n’ont pas nécessairement de formation. Mais qu’importe; elles apprennent vite et elles retrouvent grâce au travail un sentiment d’indépendance et de liberté. C’est un phénomène social que j’ai aussi exploité dans Romain et Germain, le troisième volet des Crèvecoeur. Ce sont ces circonstances exceptionnelles que sont les guerres qui ont forcé ces mutations sociales et qui ont donné aux femmes la reconnaissance dont elles avaient besoin. Le personnage d’Édith en est le parfait exemple. Elle devient une infirmière dévouée et gardera toute sa vie le souvenir de ce temps où elle était utile aux autres et reconnue pour ces qualités de femme.

Guerre 14 18

Enfin, et surtout, une guerre est aussi le contexte idéal pour la naissance de mille et un secrets. Ce que l’on fait pour survivre, qui l’on devient dans ces circonstances uniques et les conséquences de nos actes sont autant d’éléments qui m’ont inspiré et qui, je crois, continuent de fasciner ceux qui, comme moi, sont les petits-enfants de ces héros de guerre. J’ai grandi bercée par beaucoup de récits et par ces phrases où l’on suggère le non-dit, ces choses secrètes et indicibles qui n’arrivent que pendant la guerre, et que nul ne peut comprendre si ce n’est ceux qui les ont vécues. Le temps des guerres est aussi le temps des secrets et force est de constater que bien souvent, avec l’arrivée de la paix, les secrets restent enfermés dans cette parenthèse historique. Et pourtant, combien d’enfants illégitimes sont le fruit de ces amours interdits, fugaces et souvent nécessaires ? Ce sont eux qui forcent la vérité à ressurgir car ils sont aussi les victimes de ces non-dits. Germain en est un très bon exemple. Il faudra bien du temps, et une deuxième guerre, pour que le mystère de ses origines soit levé.

Rendez-vous dans le 10 juin 2015 pour tout savoir….

Les Crèvecoeur, une plongée dans l’Histoire. La Tapisserie de Bayeux.

J’ai toujours eu une prédilection pour les romans qui mêlent Histoire et fiction.

Pour moi, un roman réussi, c’est un roman où le lecteur s’interroge sur la part de réel et d’imaginaire dans l’histoire qu’il vient de lire. Le personnage principal a-t-il vraiment existé ? Cette fiction s’inspire-t-elle d’un fait réel ou bien est-ce le pur produit de l’imagination souvent tourmentée de l’auteur ? Si le lecteur s’interroge au point parfois de vouloir croire à tout prix que le roman n’en est pas vraiment un, c’est que le livre a bien fait son travail : le lecteur y a cru, il s’est identifié et il est devenu un personnage à part entière du livre. Tel est pris qui croyait prendre…

En écrivant les Crèvecoeur, je me suis inspirée de beaucoup de lieux ayant existé, mais aussi d’épisodes réels de l’Histoire de France. J’ai choisi ces événements parce qu’ils avaient une résonance particulière dans le roman et ils ont souvent nourri le personnage de Germain, au point parfois de bouleverser le cours de son existence, et donc le cours de la fiction elle-même.

C’est le cas de la Tapisserie de Bayeux. Il m’était impossible de construire une histoire se déroulant dans cette ville normande sans évoquer cette toile médiévale légendaire relatant la conquête de l’Angleterre en 1066. Plusieurs éléments me fascinaient. D’abord son origine un peu nébuleuse: on l’a longtemps attribuée à la Reine Mathilde, épouse de Guillaume le Conquérant dont on nous raconte justement les aventures. Ce que l’on sait, c’est que ce sont certainement des femmes qui ont brodé le récit sans pour autant qu’elles soient identifiées à aucun moment. Il faut chanter la gloire et le triomphe des hommes, certainement pas celui des femmes.

Et de là vient l’autre mystère de la toile. Alors que celle-ci raconte les péripéties de 636 personnages (et plus de 500 animaux), on ne voit apparaître que 3 femmes sur la toile. L’une s’appelle Édith, l’autre Aelfgyva (celle que l’on voit entourée de deux têtes de dragon) et la troisième n’est même pas nommée…Qui sont-elles ? Les hypothèses se multiplient, mais aucune n’est retenue. Une chose est sûre: elles sont suffisamment importantes dans l’histoire de la conquête pour être brodées et passer à la postérité. Le mystère de ces femmes et de leur rôle réel dans la victoire de Guillaume était fascinant pour moi et j’ai décidé de mêler ces trois destins à celui de d’Édith Crèvecoeur, au point que celle-ci trouvera du réconfort dans leur amitié imaginaire.

Car la Tapisserie de Bayeux est un personnage à part entière dans la vie des Crèvecoeur. Leur destin semble toujours se mêler à celui de la toile, de la naissance de Germain en passant par les tourments amoureux d’Édith. Et si Germain rêve d’être le héros des femmes, c’est aussi parce que les aventures de Guillaume le Conquérant, tissées par les doigts délicats des brodeuses, a bercé les dimanches de son enfance. La Tapisserie, c’est un peu l’Histoire dans l’histoire, une piste de lecture du roman lui-même et du coeur de certain des personnages.

La Tapisserie de Bayeux est un chef d’oeuvre artistique à redécouvrir parce qu’elle témoigne, de façon unique, de la vie telle qu’elle était au Moyen-Âge. Mais pour moi, au delà des nombreux mystères qui la rendent si attirante, la Tapisserie est avant un miroir atemporel de ce qui fait de nous des hommes. Tout comme Germain Crèvecoeur, elle nous rappelle que nous sommes des êtres fragiles qui parfois succombent à leur rêve de toute-puissance.

Tapisserie Aelfgyva

Un concours pour gagner la saga des Crèvecoeur !

Vite vite, un ‪concours‬ !

Vous aimez les défis et les découvertes ? Vous voulez partager ce roman avec d’autres ? Vous cherchez un cadeau pour une lectrice? Ce concours est pour vous.
Laetitia du blog Envies-de-Livres vous offre la possibilité de gagner une version numérique de la ‪saga‬ des ‪Crèvecoeur‬.
Pour cela, c’est très simple: il vous suffit de répondre à trois questions sur son blog en cliquant sur le lien ci-dessous .

http://www.envies-de-livres.fr/2015/03/concours-les-crevecoeur.html

Bonne chance à tous!

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Des chroniques qui pleuvent !

Cette semaine, la saga des Crèvecoeur a vraiment été chouchoutée par les blogueuses.

Laetitia, du blog Envies de Livres, a qualifié le deuxième tome de véritable “enchantement” et a avoué à ses lecteurs : “J’en redemande et j’ai vraiment hâte que le troisième tome soit publié!”. Surveillez son blog de près, on vous prépare un petit concours très bientôt.

http://www.envies-de-livres.fr/2015/03/les-crevecoeur-romain-t2-antonia-medeiros.html

Quand à notre blogueuse “porte-bonheur” (puisqu’elle nous suit depuis le début du lancement des Éditions La Bourdonnaye), elle a même trouvé ce 2ème tome “encore plus fort” que le précédant. Il s’agit d’Isabelle du blog Les Tribulations d’une Lectrice. Et venant d’une lectrice invétérée, c’est vraiment un beau compliment.

http://lestribulationsdunelectrice.blogspot.be/2015/03/les-crevecoeur-romain-de-antonia.html

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“Un roman captivant et intriguant”

Laëtitia du blog littéraire Laeti Envies-de-livres a tellement aimé le premier volet des Crèvecoeur qu’elle est déjà plongée dans le 2ème. Encore une belle rencontre pour moi avec cette charmante blogueuse dont je vous conseille vivement le site.

Et vous ce weekend, vous lisez quoi ?

http://envies-de-livres.blogspot.fr/2015/03/les-crevecoeur-edith-t1-antonia-medeiros.html

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Ce sont les autres qui en parlent le mieux….

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Portrait Chinois

Cette semaine j’ai eu le plaisir de répondre aux questions de la blogueuse Sariahlit à travers un portrait chinois. Moi qui aime lire ceux des autres, je me suis régalée à rédiger le mien. Cela dit, ce n’est pas si facile que cela en a l’air. Et vous, si vous étiez un objet, une gourmandise ou un personnage imaginaire, que seriez-vous ?

http://sariahlit.blogspot.fr/2015/03/edition-64.html#more

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